Qu’est-ce que l’indépendance, lorsque, comme Anne, on souffre de la trisomie 21 ? Qu’est-ce que cela signifie lorsque, comme son ami Jean-Paul, on est atteint du syndrome de l’X fragile ? Comment contribuer à cette indépendance en tant qu’aides-soignants ? Que se passe-t-il le jour où le couple s’installe ensemble ?
Ces questions constituent le point de départ du nouveau film de Leendert Pot : Anne & Jean-Paul, la vie est à nous. Il dresse un portrait de sa sœur Anne et de son compagnon, Jean-Paul au rythme de leur quotidien.
L’histoire commence lorsque Anne et Jean-Paul, tous les deux âgés de 53 ans, s’installent ensemble dans leur appartement à Montélimar. La caméra capte leur quotidien en suivant le couple au lever, au cours de leur promenade, à l’atelier de l’ESAT, au Café des Sports pendant les weekends ou en vacances dans une ferme.
Le couple profite pleinement de cette indépendance qui exige toutefois des efforts au quotidien et parfois, une aide extérieure.
Depuis la mort de sa mère, Anne peut compter sur l’aide de sa sœur Meike, qui gère le bon déroulement du quotidien, assistée par son frère Leendert, qui habite aux Pays-Bas.
Le film montre comment Meike essaie de préserver l’indépendance de sa sœur, tout en voulant lui assurer un soutien et un accompagnement au quotidien.
27 ans après Anne autrement (1989), Leendert Pot a réalisé un un deuxième portrait exceptionnel de sa sœur. Anne & Jean-Paul, la vie est à nous est un film engagé et poétique, intime, au-delà des clichés sur le handicap.